Atelier de renforcement de dialogue bilatéral pour une gestion concertée de transhumance apaisée dans les aires protégées entre la RCA et le Cameroun
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Le dialogue bilatéral RCA-Cameroun pour une transhumance apaisée, souvent appuyé par le Centre pour le dialogue humanitaire et la FAO visant à sécuriser les couloirs de transhumance, protéger les aires protégées et prévenir les conflits entre éleveurs et agriculteurs. Il repose sur la cartographie des axes, la réactivation des comités de paix locaux et la gestion concertée des ressources en zone frontalière. Le Fonds des Nations Unies pour l’Agriculture (FAO) a organisé une réunion de concertation pour la mise en place d’une plateforme de dialogue bilatéral afin de renforcer la gestion de transhumance apaisée dans les aires protégées entre la RCA et Cameroun.
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Cet atelier est organisé à Bangui du 24 au 25 mars 2026 à la salle de conférence de JM résidence. L’objectif recherché à travers cette réunion de la plateforme bilatérale multi-acteur est de créer un cadre formel de concertation et de dialogue pour favoriser une gestion concertée et durable naturelle et de la transhumance transfrontalière entre la Centrafrique et le Cameroun. De manière spécifique il s’agit en fait de :
Mettre en place une plateforme bilatérale réunissant les acteurs concernés du RCA et de Cameroun ; soutenir le processus d’appuis institutionnel dans la mise en œuvre des accords transfrontaliers ; améliorer la coordination et la coopération entre les différentes parties prenantes impliquées dans la gestion des ressources naturelles et la régulation de la transhumance transfrontalière ; identifier les défis majeurs de la transhumance entre les deux pays ; identifier les mécanismes et les dispositifs de la régulation de la transhumance transfrontalière ; fournir un espace de discussion et d’échange pour les différent acteurs impliqués dans la gouvernance des ressources naturelle et la transhumance transfrontalière afin de partager les expériences et les bonne pratique ; proposer des éléments pour l’harmonisation des politiques et réglementations nationales relatives à la gestion des ressources naturelles et la mobilité pastorale ; préparer un protocole de coopération binationale pour la gestion concertée de ressource naturelle entre les deux pays et préparer le plan d’activité conjoint de 2026 du cadre de dialogue et concertation mise en place.
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Ce dialogue permettra également de créer une synergie entre les actions de différents acteurs notamment les administrations, communauté locales, ONG, partenaires techniques et financiers en vue de renforcer la cohésion sociale et d’améliorer les conditions de vie des populations. Dans une interview accordée à la presse le représentant de la confédération Nationale des Eleveurs de Bétails du Cameroun (CNEB-CAM), BOBBO Bakari a souligné que : « Cet réunion est très importante avec des échanges très fructueux sur la relation bilatérale entre le Cameroun et la RCA, sur la question des transhumances transfrontalières, et lié aussi à la conservation de biodiversité avec les gens, les conservateurs des parcs nationaux. Nous avons échangé sur beaucoup de sujets, nous avons eu beaucoup de présentations sur la dégradation de l'environnement, la dégradation des couloirs de transhumances ». Grâce au projet PARTTAC et PAIRIAC qui ont permis de renforcer le dialogue très constructif entre les utilisateurs de l'espace, c'est quelque chose de très important à saluer, a rappelé Bakari.
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Pour Dr BELLO Haman, délégué Départemental Élevage et Industries Animales du Mayo-Re (Nord-Cameroun) il a livré son expression sur la bonne tenue de cette réunion : « Cette activité est une activité hautement économique, raison pour laquelle il fallait une assise pour essayer de voir les difficultés, discuter avec les frères de la Centrafrique afin de trouver des solutions, parce que étant une activité économique, ça génère aussi des conflits, des conflits entre non seulement les éleveurs et les agriculteurs, mais entre les deux pays frères aussi.
Les travaux menés durant deux jours ont rassemblé différents acteurs de la transhumance venus de la Centrafrique et du Cameroun, notamment les responsables des ministères de l’élevage et de l’environnement, des plateformes des éleveurs et agriculteurs, des ONG et associations impliquées.
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Rappelons que cette activité organisé s’inscrit dans le cadre de la composante 2 du PARTTAC intitulé « Transhumance et mobilité pastorale ». Financé par l’Union européenne et mis en œuvre conjointement par la FAO et WCS, elle vise le renforcement des cadres de régulation de la transhumance transfrontalière dans la sous-région, ainsi que l’amélioration de l’accès aux services pastoraux. Cette composante préconise également la gestion participative des structures agro-pastorales et ressources naturelles tout en préservant la biodiversité.
Aubin NDATA