Dans le cadre du projet de restauration des Forêts et des Paysage en appui à la résilience des paysages et des moyens d’existence en République Centrafricaine. Le Comité de pilotage du projet TRI a organisé à Bangui du 1 au 2 avril 2026, la 6è réunion de leur assise qui a réuni tous les partenaires techniques et financiers de mise et pour évaluer les acquis et les réussites de ce projet, partager les expériences, tirer les leçons apprises et poursuivre la réflexion sur les voies et moyens de performer les approches, adapter les stratégies afin de relever le niveau qualitatif des interventions de restauration des paysages  forestiers et des résilience de bénéficiaires déployés sur le terrain.

Cette rencontre de deux jours de travaux a pour objectifs de présenter l’état d’avancement du projet TRI 2025 ; présenter les PTBA 2025-2026 ; organiser une journée technique de stratégie de sorti pour le projet ; recueillir les recommandations des membres du CoPI pour améliorer l’efficience de la mise en œuvre du projet. Dans une interview accordée à la presse, le Coordonnateur National du projet TRI, Maxime GBARAM, il a souligné que : « Il s'agit d'un exercice de gouvernance du projet qui vise principalement à présenter au comité du pilotage quelles sont les réalisations que le projet eut à obtenir en 2025. C'est un projet très important sur le plan du changement climatique. En termes de réalisation majeure que nous avons pu obtenir, c'est le nombre d'hectares qui ont été restaurés. Depuis quelques années, nous sommes confrontés au changement climatique et à des répercussions importantes sur tout ce qui concerne les paysages dégradés. Depuis pratiquement quatre années, on observe grâce à ce projet une forte participation de nos communautés sur les questions de restauration du paysage forestier ». Selon lui, le projet avance bien dans son ensemble et  projet trie en train de finir sa mise en œuvre contractuelle, nous sommes déjà dans les démarches pour voir comment assurer la pérennisation de ce projet. C’est ce qui est inscris parmi les stratégies, et justement il le faut une meilleure implication des bénéficiaires afin qu'ils puissent continuer à porter les approches de ce projet après la date de clôture.

Il a par ailleurs évoqué quelques défis auxquels le projet TRI s’est confronté lors de la mise œuvre sur le terrain à savoir : la présence de bétails c'est-à-dire la transhumance sur certains sites retenu pour les activités de restauration de foret ; les feux de brousse, qui continuent, malgré les sensibilisations faites sur le terrain et qui, malheureusement, détruisent aussi beaucoup de pérennités restaurées. A cela s’ajoute le problème important de sécurisation des terres.

Un participant membre du Comité de pilotage, Jean Jacques Urbain MATHAMALET a apprécié à juste valeur les résultats qui ont été présentés par la coordination de gestion en dépit de quelques imperfections qui nécessiteraient le plus tôt possible à les corriger afin de permettre aux bénéficiaires de pourvoir s’en approprier. Des recommandations ont été formulées à l'endroit de la coordination pour pouvoir améliorer les activités de mise en œuvre du projet.

Le projet TRI en RCA repose sur quatre axes principaux. Il s’agit de sensibiliser au plus haut niveau, sur les risques de la déforestation et d’instaurer un cadre politique favorable à la promotion de la restauration des forêts. Le deuxième axe consiste à mettre en œuvre des activités de terrain pour restaurer les zones forestières en impliquant en première ligne les communautés locales et les peuples autochtones. Le développement de compétences des acteurs locaux par des formations et le renforcement des synergies entre les acteurs du secteur et les parties prenantes au projet, constituent le troisième axe de l’Initiative TRI. Enfin, le projet comprend une quatrième composante visant à renforcer les connaissances et à partager les bonnes pratiques de restauration tout en encourageant les échanges Sud-Sud avec d’autres pays adoptant l’Initiative TRI.

Indicateurs d'impact et avancées mesurables

Les résultats du projet se mesurent notamment en hectares de forêts restaurées et gérées de manière participative, en nombre de politiques adoptées en faveur de la restauration forestière, et en volume de carbone séquestré. À ce jour, plus de 501 hectares de forêt ont déjà bénéficié de ces initiatives dans les régions de Pissa, Mbaiki et Bavanga.

Rappelons que le projet TRI (Initiative de restauration des forêts et des paysages) en République centrafricaine, soutenu par la FAO, vise à restaurer les terres dégradées et la biodiversité, notamment à Bangui, Berberati, Mbaïki et Bayanga. Il favorise la gestion durable des terres, le reboisement et la résilience locale via des partenariats public-privé et des approches communautaires. À travers le projet TRI, la FAO en RCA contribue à la protection de l’environnement tout en soutenant la résilience alimentaire et les capacités de production des communautés locales. Le projet s’inscrit pleinement dans les Objectifs de développement durable à l’horizon 2030. Sa pérennisation repose sur un engagement croissant des partenaires et des communautés locales ainsi que sur une évaluation rigoureuse de son impact sur le long terme.

Aubin NDATA

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