À l’occasion de la Semaine Internationale de l’Éducation Culturelle et Artistique 2026, la RCA s’inscrit dans la dynamique mondiale portée par UNESCO visant à transformer l’apprentissage à travers les arts, la créativité et la valorisation du patrimoine culturel. Cette semaine a été célébrée le mardi 26 mai 2026 au sein du  Musée National Bartelémy-Boganda par le bureau de l’UNSCO en Centrafrique sur le thème : « Sur les traces de la résilience, ma création, incarnent parfaitement cette vision ». Ceci marque un moment historique de rencontre entre la culture, l'éducation et l'engagement citoyen au service de la paix durable

Cette initiative s’aligne sur les recommandations des conférences MONDIACULT et sur la feuille de route régionale de l’Afrique centrale pour l’éducation culturelle et artistique. Elle vise à promouvoir une éducation inclusive et humaniste, capable de renforcer chez les jeunes le sentiment d’appartenance, la citoyenneté, la créativité et la culture de paix. En effet, dans le contexte centrafricain, où la jeunesse représente une force motrice pour la reconstruction nationale, l’éducation culturelle et artistique apparaît comme un outil stratégique de résilience, de dialogue interculturel et de prévention des violences

Les élèves du lycée Bogonda, lycée des Martyrs, Miskine et les étudiants de l’Ecole Nationale des Arts (ENA) ont été invité à participer à la célébration de cette semaine de l’éducation culturelle et artistique au Musé Nationale. Leur présence permet de les connectés à leur sources identitaires. Lors d’une visite guidée, ces élèves découvrent l’histoire du président Fondateur de la RCA, Barthélemy Bogonda et connaitre aussi les différents objets culturels de chaque ethnies qui sont conservés dans ce musé.

Le représentant du ministre de Tourisme, des Arts et de la Culture a souligné dans le discours du ministre qu’il a lu : « La culture n'est pas un luxe, mais une nécessité. Elle est un pilier de cohésion sociale, un langage universel de dialogue et une source vivante de résilience collective. À travers cette initiative, notre pays s'inscrit pleinement dans la dynamique internationale portée par l'UNESCO, visant à promouvoir une éducation fondée sur la créativité, la valorisation du bâtiment et le développement humain. Nos traditions, nos danses, nos chants, nos récits, nos œuvres artistiques et nos savoirs ancestraux représentent l'âme de notre nation et le reflet de notre identité profonde ».

Cette semaine a pour ambition de transformer les espaces culturels et éducatifs en véritables lieux d'apprentissage vivants où les jeunes pourront découvrir, créer, dialoguer et s'exprimer librement à travers l'art et la culture. Il y a eu à travers les visites guidées, des ateliers de photographie, les arts plastiques, les performances chorégraphiques, les concours d'éloquence et les espaces de création artistique, qui vont permettre à chaque jeune de ces établissements scolaires de renouer avec son identité culturelle et de devenir acteur du vivre-ensemble.

Dieubéni Zangbi, Coordonnateur de Programme, de projet de l'UNESCO pour l'agriculture centrafricaine et points focaux national auprès du bureau régional il a mis en exergue l’importance de cette semaine d’éducation culturelle et artistique au profit des élèves en disant ceci : « Pour l'UNESCO, c'est très important de commencer à sécuriser la paix à travers la culture, à sécuriser la paix à travers nos patrimoines. Parce qu'on doit enseigner à nos enfants nos patrimoines, on doit enseigner à nos enfants nos cultures et voilà. Et c'est ça qui forge leur identité sur le plan international » L'objectif beaucoup plus c'est de reconnecter la jeunesse à leur civilisation, à leur identité, à leurs sources. C'est pourquoi on a baptisé cette immersion sur les traces de la résilience a déclaré le Coordonnateur Dieubeni ZANGBI.

Par la suite de cette activité, l’UNESCO va procéder à l’implantation du Club UNESCO dans chaque établissement afin de déployer le paquet de son programme d'activités à travers l'éducation, la science, la culture, la communication à travers l'éducation média et l'information aux seins de ces établissements qui abritent ces clubs.

Notons que, cette initiative témoigne également d'une volonté forte, celle de faire de la jeunesse en Afrique une génération consciente de son héritage culturel, ouverte au dialogue interculturel et engagée dans la construction d'une société plus pacifique et plus solidaire

Aubin NDATA.

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