Situation sécuritaire très tendu à Am-Dafock RCA, la plateforme émergent 2025 dénonce une haute agression contre la souveraineté de l’Etat et demande une poursuite judiciaire
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Le 30 juin 2026, Am Dafok a été la cible de groupes armées non identifié et d'assaillants venu du Soudan dans la localité frontalière d'Am-Dafock, au nord-est de la République centrafricaine, Cette attaque a fait une dizaine de morts et ayant causé un déplacement de la population en causant une situation d’insécurité sans précédente dans cette localité. Face à cette situation, la plateforme Emergent 2025, par la voix de son coordonnateur, M. Ben Wilson Ngassan a présidé une conférence de presse le jeudi 2 juillet 2026 à Bangui, en présence des professionnels de médias pour faire la lumière tangible sur la résurgence d’une nouvelle crise sécuritaire qui perturbe la paix dans le pays.
SHAREL
Ci-dessous l’intégralité de ses propos liminaires
« PROPOS LIMINAIRES DE LA CONFÉRENCE DE PRESSE DE LA PLATEFORME ÉMERGENCE 2025
Mesdames et Messieurs les journalistes,
La République centrafricaine est une fois de plus endeuillée.
Les attaques meurtrières perpétrées contre nos Forces de défense et de sécurité à Am-Dafok ont bouleversé la Nation tout entière. Des fils de ce pays sont tombés les armes à la main, en défendant notre territoire et notre souveraineté. À ces héros, la Plateforme Émergence 2025 rend un hommage solennel. Nous adressons également nos pensées les plus émues à leurs familles ainsi qu'à tous ceux qui portent aujourd'hui le poids de ce deuil.
Mais le moment n'est pas seulement au recueillement. Il est aussi à la responsabilité.
Depuis trop longtemps, notre pays est pris en otage par ceux qui considèrent la violence comme un instrument de conquête ou de reconquête du pouvoir. Chaque fois que la République commence à retrouver son souffle, des forces obscures s'activent pour rallumer l'incendie. Chaque avancée vers la paix semble déranger ceux qui prospèrent dans le chaos.
Nous voulons leur adresser un message clair : la jeunesse centrafricaine ne restera plus spectatrice.
Nous refusons catégoriquement que notre génération hérite d'une nouvelle guerre. Nous refusons que les ambitions politiques de quelques-uns continuent d'être financées par le sang des soldats, des civils et des innocents.
Émergence 2025 dit non à une nouvelle crise en République centrafricaine. Non à la politique des armes. Non aux réseaux de déstabilisation. Non aux commanditaires tapis dans l'ombre qui pensent pouvoir manipuler le destin de notre peuple.
Nous affirmons avec force que toute personne, qu'elle se trouve sur le territoire national ou à l'étranger, qui financerait, encouragerait, organiserait ou soutiendrait des actions armées contre la République doit répondre de ses actes devant les juridictions compétentes.
C'est pourquoi notre plateforme engagera les démarches nécessaires pour déposer plainte contre toute personne dont la responsabilité pourra être établie dans le financement, la planification ou le soutien à ces entreprises de déstabilisation. Nous voulons que toute la lumière soit faite et que l'impunité cesse enfin d'être la règle.
Notre combat n'est dirigé contre aucun parti politique en tant que tel. Il est dirigé contre la violence politique, contre les entrepreneurs de guerre et contre tous ceux qui préfèrent les armes au débat démocratique.
Nous lançons également un appel à toute la jeunesse centrafricaine. L'heure n'est ni aux divisions, ni aux calculs partisans. L'heure est au sursaut patriotique. Défendre la République, ce n'est pas seulement porter une arme. C'est défendre les institutions, la paix, l'unité nationale et le droit de chaque Centrafricain à vivre en sécurité.
À ceux qui pensent encore que notre pays peut être gouverné par la peur, nous répondons que le peuple centrafricain aspire désormais à la stabilité, à la justice et au développement.
À ceux qui financeraient les violences, nous disons que les Centrafricains ne se laisseront plus réduire au silence.
À ceux qui rêvent d'un retour aux heures les plus sombres de notre histoire, nous répondons que la République restera debout.
La jeunesse centrafricaine a choisi son camp : celui de la paix, de la justice, de la souveraineté nationale et de la défense de notre République.
Je vous remercie. »