Burkina Faso : 117 milliards consacré pour construire un mémorial à Thomas SANKARA
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Le Burkina Faso prévoit de consacrer environ 117 milliards de francs CFA (près de 180 millions d’euros) à la construction d’un vaste complexe mémoriel dédié à Thomas Sankara, figure emblématique de la révolution de 1983, dont les travaux doivent débuter en janvier 2027, ont annoncé jeudi des responsables gouvernementaux.
Le futur mémorial Thomas Sankara prendra une dimension monumentale. Son coût est estimé à 117 milliards de francs CFA. Le chantier doit démarrer en janvier 2027 à Ouagadougou, selon le ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, Gilbert Ouédraogo.
L’annonce a été faite lors du 10e cérémonial d’hommage militaire à Thomas Sankara et à ses douze compagnons, organisé sur le site du mémorial en présence de plusieurs membres du gouvernement et de centaines de participants.
Le projet comprend un mausolée, une tour de 87 mètres surmontée d’un flambeau, quatorze statues, une bibliothèque, un amphithéâtre couvert de 3 000 places, une salle polyvalente de 1 200 places, un centre commercial, des jardins botaniques et un téléphérique surplombant la capitale.
Selon Gilbert Ouédraogo, le mémorial inauguré en mai 2025 a déjà accueilli plus de 180 000 visiteurs et généré plus de 115 millions de francs CFA de recettes. Les autorités entendent mobiliser des financements publics et privés pour réaliser le complexe.
Le cérémonial mensuel d’hommage a été instauré par le président de la transition, le capitaine Ibrahim Traoré. Il se tient chaque premier jeudi du mois à 15H15, en référence à l’assassinat de Thomas Sankara le 15 octobre 1987.
Le ministre Serge Gnaniodem Poda, qui présidait la cérémonie, a présenté l’événement comme un moment de fidélité aux idéaux de patriotisme, d’intégrité, de justice sociale et de souveraineté incarnés par Sankara.
Capitaine devenu président à 33 ans, Sankara a dirigé le Burkina Faso de 1983 à 1987. Son héritage politique continue d’occuper une place centrale dans le discours des autorités de transition, qui présentent régulièrement leur action comme un prolongement de sa vision souverainiste et de son modèle de développement fondé sur les ressources nationales.
HO/te/Sf/APA