En République centrafricaine, la sensibilisation s’intensifie pour mieux lutter contre la rage
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Bangui, le 28 septembre 2926 : Le ministère de l’Elevage et de la Santé Animale en partenariat avec le Fonds des Nations Unies pour l’Alimentation (FAO) ont organisé une caravane de compagne de sensibilisation dans les arrondissements de la ville de Bangui afin d’attirer l’attention de la population sur la menace de la rage. Ceci dans l’objectif de la célébration de la journée Mondiale contre la Rage, célébré le 28 septembre de chaque année.
Face aux risques liés à la rage, les acteurs de la santé animale et humaine intensifient les actions de sensibilisation auprès des populations en République centrafricaine. Cette mobilisation, menée en partenariat avec l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), vise à renforcer les connaissances des communautés et à encourager l’adoption de comportements permettant de prévenir cette maladie mortelle.
Après la cérémonie du lancement de la journée Mondiale contre la Rage au ministre de l’Elevage et de la Santé Animale, l’équipe de la compagne a sillonnée les quelques arrondissements de la ville de Bangui pour passer le message de sensibilisation à la prévention contre cette maladie d’origine zoonose qui se transmet par contamination auprès des autres animaux de compagnies notamment le chat, le singe et bien d’autres, d’éviter les contacts avec ces animaux errants ou au comportement inhabituel (agressivité anormale, salivation excessive, peur anormale) et à signaler les cas suspects aux services compétents. En cas de morsure ou de griffure, les personnes exposées sont invitées à laver immédiatement et abondamment la plaie à l’eau et au savon, puis à se rendre sans délai dans une structure de santé pour bénéficier d'une prise en charge adaptée.
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La sensibilisation porte également sur la responsabilité des propriétaires d’animaux, notamment l’importance de la vaccination des chiens et de la surveillance de leur état de santé. Cette compagne de sensibilisation a été faite de proximité avec la population.
La rage demeure une menace importante pour la santé publique, particulièrement dans les communautés où les chiens constituent la principale source de transmission à l’être humain. Une morsure ou une griffure d’un animal infecté peut avoir des conséquences dramatiques lorsque la personne exposée ne reçoit pas rapidement les soins appropriés. selon les organisateur, chaque année, environ 60 000 personnes meurent dans le monde, la majorité des enfants.
La république centrafricaine, la rage est une des 5 zones prioritaires et la situation est particulièrement préoccupante. Rien qu'en 2025, la république centrafricaine a recruté plus de 2 000 cas de morts privilégiés et plusieurs décès humains
Une approche « Une seule santé »
La lutte contre la rage repose sur une collaboration étroite entre les secteurs de la santé humaine, de la santé animale et de l’environnement. Cette approche, connue sous le nom « Une seule santé », reconnaît que la santé des populations humaines est étroitement liée à celle des animaux et à leur environnement.
Dans ce cadre, la FAO accompagne les efforts visant à renforcer les capacités nationales en matière de prévention, de surveillance et de contrôle des maladies animales susceptibles d’affecter les populations humaines.
La collaboration entre les autorités centrafricaines, les services vétérinaires, les professionnels de santé, les communautés et les partenaires techniques permet ainsi de diffuser des informations fiables et de favoriser une réponse coordonnée face au risque de rage.
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Les communautés au cœur de la prévention
Dans les quartiers urbains comme dans les zones rurales, la sensibilisation communautaire constitue un maillon essentiel de la lutte contre la maladie. Les relais communautaires, les agents de santé, les vétérinaires et les responsables locaux jouent un rôle important pour transmettre les messages de prévention et orienter les personnes exposées vers les services appropriés.
Au-delà de la simple diffusion d’informations, ces actions cherchent à favoriser un changement durable des comportements : ne pas toucher un animal errant ou malade, surveiller les chiens, faire vacciner les animaux lorsque les services sont disponibles et consulter rapidement après toute morsure ou griffure suspecte.
Une mobilisation qui doit se poursuivre
La prévention de la rage nécessite des efforts continus. La sensibilisation, la vaccination des chiens, l’amélioration de la surveillance et l’accès rapide à la prise en charge après exposition constituent des éléments complémentaires d’une stratégie efficace.
En République centrafricaine, la mobilisation des autorités et des partenaires, avec l’appui de la FAO, contribue à placer la prévention au cœur de la lutte contre cette maladie. En renforçant les connaissances des communautés et la coopération entre les différents secteurs, l’objectif est de réduire les risques et de protéger durablement les populations.
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Aubin NDATA