Le Président de la République, Professeur Faustin Archange TOUADÉRA a reçu, dans l’après-midi de ce mercredi 21 octobre 2026, à la Cité des Chefs d’État à Bangui, une délégation d’une trentaine de représentants d’organisations de la société civile.

‎‎Cette rencontre, sollicitée par les organisations concernées, a porté principalement sur trois préoccupations majeures : la situation de leurs pairs arrêtés après l'organisation de la ville morte du 12 octobre dernier, la hausse des prix du carburant dont les répercussions se font sentir sur le quotidien des ménages centrafricains ainsi que, l'instauration d'un cadre de concertation avec la société civile.
‎‎À l’ouverture des échanges, le Chef de l’État s’est dit heureux de recevoir la délégation et disponible à écouter les différentes préoccupations. Après la présentation des organisations représentées, trois intervenants ont pris la parole au nom de la délégation. Leurs interventions ont essentiellement porté sur la hausse des prix du carburant et des produits de consommation courante, la libération des leaders de la société civile arrêtés ainsi que sur la nécessité d’un espace de concertation avec la Société civile.
En réponse, le Président de la République a reconnu le caractère légitime des préoccupations soulevées, tout en apportant des éléments d’explication sur les deux principaux sujets abordés.
‎‎S’agissant de la hausse des prix du carburant, le Chef de l’État a expliqué qu’elle s’inscrit dans un contexte de crise internationale qui affecte fortement les marchés et les coûts d’approvisionnement. Il a rappelé que l’État centrafricain, non producteur de pétrole, a consenti d’importants efforts de subvention afin d’atténuer l’impact de cette situation sur la population. L'état de nos finances publiques ne permettent pas de subventionner la dernière hausse, d'où la répercussion sur les prix à la pompe
‎‎Toutefois, face à la persistance de la crise, l’État doit également faire face à ses propres charges régaliennes.
‎‎Concernant la situation des leaders de la société civile détenus, le Chef de l’État a insisté sur le principe de séparation des pouvoirs et le respect de l’État de droit. Selon lui, les personnes concernées étant actuellement entre les mains de la justice, celle-ci doit pouvoir mener son travail en toute indépendance. Il a indiqué qu’en tant que Président de la République, il pourrait apprécier la situation et agir, le moment venu, dans le respect des procédures et de ses prérogatives après la décision de la justice.
‎Les enquêtes menées par les services de police sur les téléphones et ordinateurs saisis dans le cadre de ces affaires, auraient des liens qu’il considère comme préoccupants pour la paix et la stabilité du pays. Il a également évoqué une concomitance entre certains éléments relevés au cours des enquêtes et les événements survenus récemment dans la zone de Birao ainsi qu’à la frontière avec le Cameroun.

‎Le Chef de l’État a, à cette occasion, réaffirmé avec fermeté sa détermination à préserver la paix et la stabilité en République Centrafricaine. Il a notamment déclaré qu’il ne saurait être question de permettre que le pays retombe dans les violences et les crises qui ont marqué négativement les années 2013 et 2015.

‎‎Cette rencontre entre le Président de la République et des organisations de la société civile s’inscrit ainsi dans une démarche de dialogue, d’écoute et d’échanges autour des préoccupations nationales, dans un contexte marqué à la fois par les difficultés économiques et les enjeux liés à la préservation de la paix et de la sécurité
 
PRP
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