Le Haut Conseil de la Communication se préoccupe de la situation professionnelle des femmes de médias de Centrafrique et entend renforcer leur capacité à se développer. Il a organisé un atelier de renforcement de capacité de ces femmes qui s’est déroulé à Bangui du 12 au 13 octobre 2026.Cette assise a été financé par l’ambassade de France à Bangui dans le cadre du Fonds (Coopération administrative avec la République Centrafricaine (FEF). Les travaux de l’atelier ont été lancés par le président du HCC, José Richard POUAMBI  en présence du représentant de la coopération française Sébastien BONNE-TERRE.

Dans les stations de radio, les chaînes de télévision, les journaux et les médias en ligne, les femmes jouent un rôle important dans la collecte, le traitement et la diffusion de l’information. Elles couvrent l’actualité politique et sociale, réalisent des reportages, animent des émissions et participent à la sensibilisation de la population. Malgré leur contribution au fonctionnement des rédactions, leurs conditions professionnelles demeurent préoccupantes. Cet atelier est organisé pour impulsé un dynamise aux femmes de médias de Centrafrique qui travailler dans les différentes stations radio, presse écrite, en ligne et dans l’audiovisuel afin de créer un cadre propice à leur croissance professionnelle. Au cours de ces assises les réflexions ont été portées autour de quatre grandes questions à savoir :

  • Etat des lieux de la participation et de la présence des femmes professionnelles des médias dans la presse centrafricaine ;
  • Environnement professionnel et protection des femmes dans les médias ;
  • Défis, contrainte et opportunité ;
  • Perspectives et actions prioritaires.
  • Si les femmes sont présentes dans différentes catégories de médias, leur accès aux postes de décision mérite une attention particulière. La direction des rédactions, la conduite des grands débats d'actualité et la gestion des entreprises de presse exigent des compétences auxquelles les femmes doivent pouvoir accéder dans les mêmes conditions que les hommes.

    Pourtant, les femmes disposent des compétences nécessaires pour diriger une rédaction, réaliser des enquêtes, couvrir des sujets politiques et sécuritaires ou participer à la définition des orientations éditoriales. Dans son discours pour la circonstance, le président du HCC, José Richard POUAMBI a fait savoir que : « Une meilleure représentation des femmes dans les instances de décision contribuerait à diversifier les expériences et les points de vue au sein des médias centrafricains. Nous devons construire une nouvelle feuille de route. Une feuille de route pour renforcer le réseau des femmes, des médias, développer le mentorat, accompagner les jeunes, créer un répertoire national et renforcer la protection et la solidarité. Nous voulons que ces assises débouchent sur des engagements clairs et des résultats qu'on pourra mesurer. »

    La question de la place des femmes dans les médias fait progressivement l'objet d'une attention institutionnelle. Le Haut Conseil de la communication, avec l'appui de l'ambassade de France à Bangui, a engagé des échanges consacrés à la place des femmes dans le paysage médiatique centrafricain, à leur protection et à l'amélioration de leurs conditions de travail.

    Cette initiative témoigne de l'importance accordée à la réflexion sur les inégalités et les difficultés rencontrées par les professionnelles du secteur

  • Toutefois, les rencontres et les recommandations ne pourront produire des changements durables que si elles sont suivies de mesures concrètes : application des règles contre le harcèlement, amélioration des conditions salariales, accès équitable aux formations, transparence dans les recrutements et promotion des femmes aux postes de responsabilité. Les responsables des médias, les organisations professionnelles, les institutions publiques et les partenaires au développement ont chacun un rôle à jouer dans cette transformation.

  1. Aubin NDATA

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