Centrafrique : le système national des laboratoires de santé humaine et animale au cœur des enjeux sanitaires dans la zone CEMAC
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Le renforcement du système national des laboratoires apparaît comme un enjeu majeur pour la surveillance, le diagnostic et la riposte aux maladies en République centrafricaine. Un atelier régional est organisé à Bangui dans le cadre d’une mission d’évaluation des systèmes nationaux de laboratoires de santés humaines et santé animale dans les Etats de la CEMAC. Ceci en vue de procéder au diagnostic systématique des structures d’analyses médicales de la RCA. Les travaux de lancement de cet atelier régional ont été lancés par le représentant du ministre de la santé Dr Jean-Baptiste MADOUNDJI, Directeur Général de la Pharmacie et des Organisations des Soins.
La République Centrafricaine est régulièrement confronté à des menaces épidémiques majeures, le constat est sans appel : les infrastructures diagnostiques, fragilisées par des décennies d’instabilité, souffrent d’un cloisonnement critique et d'un déséquilibre territorial asphyxiant. Pour y faire face, le gouvernement et ses partenaires internationaux tentent d’accélérer l’implémentation de la stratégie intégrée « Une seule santé » (One Health). Cet atelier est organisé pour évaluer la performance et la capacité du système de laboratoires nationaux de santé humaines et santé animales de la République Centrafricaine afin de répondre aux urgences sanitaires notamment les menaces d’épidémie qui traversent dans la sous-région d’Afrique Centrale. En effet, cette évaluation vise précisément à renforcer la sécurité sanitaire et à structurer les capacités d'investissement.
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Plusieurs thématiques sont consacrées à la première journée de l’atelier portant sur la présentation de la méthodologie et des outils d’évaluation, leadership et gouvernance du système de laboratoire ; structure, organisation et réglementation du réseau de laboratoire vétérinaire etc… L’évaluation du système national met donc en évidence une situation contrastée. La Centrafrique dispose de structures, de professionnels et de mécanismes de coordination qui constituent une base importante. Cependant, la pérennité des approvisionnements, la maintenance des équipements, la formation du personnel, l’assurance qualité et la coordination entre les laboratoires restent des priorités. En santé humaine, le Laboratoire National de Santé Publique (LNSP) et l’Institut Pasteur de Bangui (IPB) font office de piliers, capables de détecter des pathologies hautement pathogènes comme le Mpox ou les fièvres hémorragiques.
Dans son discours pour la circonstance, le représentant du ministre de la santé, Dr Jean-Baptiste MADOUNDJI, Directeur Général de la Pharmacie et des Organisations des Soins a salué la pertinence de cet atelier qui vient à point nommé renforcer les structures des systèmes de laboratoire de santé humaine et santé animale du pays : « C'est dans cette logique-là que, sous la communauté régionale, nous avons reçu des experts internationaux qui sont venus s'entretenir avec les cadres du ministère de la Santé, les cadres de l'environnement, des eaux et forêts et de la santé animale pour nous permettre d'évaluer notre système. Est-ce que nous sommes à quel niveau de gré pour faire face à une éventuelle épidémie, à une éventuelle maladie ? C'est ça que je dis, cette activité a une importance très capitale. » Il invite par ailleurs les participant à faire preuve de professionnalisme car votre participation active est essentielle pour identifier les défis politiques et formuler des recommandations stratégiques durables. Chaque donnée partagée, chaque diagnostic analysé ensemble nous rapproche d'une réponse rapide et ordonnée face aux menaces zoonotiques et épidémiques. J'insiste sur le fait qu'il est important d'investir votre temps dans cette équation.
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Le renforcement du réseau devra également s’appuyer sur une meilleure collaboration entre les secteurs de la santé humaine et animale. Les expériences de surveillance des zoonoses montrent qu’une réponse efficace ne peut être limitée à un seul secteur.
Pour les autorités sanitaires et leurs partenaires, l’enjeu est désormais de transformer les acquis institutionnels en capacités opérationnelles durables : des laboratoires correctement équipés, régulièrement approvisionnés, dotés d’un personnel qualifié et capables de transmettre rapidement des résultats fiables.
En Centrafrique, la consolidation du système national des laboratoires apparaît ainsi comme un investissement stratégique pour mieux anticiper les épidémies, protéger les populations et renforcer la sécurité sanitaire animale et humaine
Les travaux se poursuivent jusqu’au vendredi 18 septembre 2026.
Aubin NDATA